Agenda
Conférences
Théodore monod et ses mythes sahariens
Samedi 14 janvier à 15h
Par Anne-Catherine Benchelah et Marie Maka
Qui est Théodore Monod ?
Théodore Monod est un scientifique reconnu qui a mené toute sa carrière entre le Muséum d’Histoire naturelle à Paris et l’IFAN à Dakar, et s’est consacré à son terrain de prédilection, le Sahara. Naturaliste, à l’origine spécialiste d’ichtyologie, il est aussi bien géologue, archéologue, botaniste, zoologiste, disciplines qu’il applique à l’étude du désert saharien. Toujours très attentif à la préservation de l’environnement, du monde animal et du monde végétal. Etrange stature que celle de cet homme qui traversait le désert à pied… Physique sec, penché en avant sous l’influence du vent, telle une sculpture de Giacometti ! Il le traversa en méharées, à dos de chameau, et plus tard, bien plus tard en 4x4… !
Anne-Catherine Benchelah et Marie Maka ont l'une ou l'autre vécu ou travaillé au Sahara. De formation philosophique pour l’une et d’archéologie pour l’autre. Elles ont publié deux ouvrages sur la végétation du Sahara et participé à la réalisation du Livre des déserts (Coll. Bouquins) dirigé par Bruno Doucey, ainsi qu’un livre sur le dernier voyage de Théodore Monod en Algérie, à la recherche de Monodiella flexuosa.
Les Musulmans dans l'histoire de l'Europe
Jeudi 19 janvier à 15 h
Par Jocelyne Dakhlia
Un groupe de chercheurs basé à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales à Paris, s’est constitué il y a quelques années sous la coordination de Jocelyne Dakhlia pour travailler sur une « énigme » historique : l’invisibilité des musulmans dans l’espace européen jusqu’au XIXe siècle et notamment jusqu’à la colonisation. Les musulmans étaient-ils totalement absents des sociétés d’Europe occidentale, étrangers à tout phénomène de circulation et de migration, et donc d’intégration, ou bien leur absence résultait–elle d’un angle mort historiographique, d’une opacité historiographique à dissiper?
Jocelyne Dakhlia, historienne, directrice d’Etudes à l’EHESS. Après avoir commencé par étudier des enjeux de mémoire collective au Maghreb, elle a entrepris une longue recherche sur les modèles politiques de l’Islam méditerranéen.
Pluralité des causes de la révolution
Jeudi 26 janvier à 15h
Par Sophie Bessis
Le monde arabe a été secoué par une série de soulèvements tout au long de l'année 2011. Parti de Tunisie, ce véritable séisme est en train de changer la physionomie de la région et ses rapports avec le reste du monde. Mais, malgré l'évidence de leurs traits communs, ces soulèvements ont chacun leur histoire.
Le terme de révolution qu'on leur a accolé convient-il à tous ? Les péripéties de leur déroulement donnent-elles des indications sur leur nature et leur destin? C'est en se penchant sur leur historicité, sur les traits communs et les contextes spécifiques à chaque pays que l'on essaiera de répondre à cette question et de dégager quelques scénarios pour un proche avenir. Le cas tunisien - où le changement de régime est pour l'instant le plus profond - servira de toile de fond à la communication, mais l'ensemble de la région sera globalement examiné.
Sophie Bessis est agrégée d’histoire et a été journaliste pendant plusieurs années, notamment à « Jeune Afrique ». Elle a enseigné les relations Nord-Sud à l’INALCO (Institut National des Langues et Civilisations Orientales) puis au Département de Sciences Politiques à Paris I. Elle est aujourd’hui Directrice de Recherches à l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS, Paris).










